L’éjaculation précoce est un problème intime qui implique des origines diverses. Les positions sexuelles ne peuvent pas être considérées comme responsables de l’éjaculation prématurée. Néanmoins, elles peuvent avoir une influence, soit en l’aggravant, soit en l’atténuant. Faisons ici le point sur les différentes postures amoureuses et leur impact sur la jouissance.

Position sexuelle et tension musculaire

Un certain nombre de positions sexuelles ont tendance à précipiter l’éjaculation en raison des tensions musculaires trop importantes qu’elles engendrent. Au cours d’un rapport sexuel, les tensions musculaires peuvent avoir lieu dans tout le corps. Par exemple, dans les bras, ou dans les jambes, si ces derniers doivent maintenir le poids de votre corps.

De même, il n’est pas rare, dans certaines positions plus que d’autres, de voir les hommes contracter inconsciemment leurs abdominaux, ou retenir leur souffle. En agissant de la sorte, l’éjaculation se produit plus rapidement. En effet, le réflexe éjaculatoire est avant tout lui-même le fruit d’une tension musculaire qui se relâche !

Au moment de la jouissance, le muscle pubococcygien situé autour de la verge et de l’anus se contracte de manière saccadée avant d’expulser le sperme. En adoptant donc une posture générale tendue, vous risquez d’augmenter sans vous en rendre compte l’intensité de ce spasme éjaculatoire au point de le pousser à « exploser » plus rapidement.

Position sexuelle et stress de performance

Par ailleurs, certaines positions sexuelles amplifient ce que l’on appelle le stress de performance, c’est-à-dire la peur de ne pas être à la hauteur. Par exemple, chez certains hommes, il peut s’agir de positions considérées comme plus fantasmatiques.

En adoptant une posture qu’il trouve particulièrement excitante, l’homme craint dès le départ de ne pas réussir à se contenir longtemps. Ainsi, en redoutant particulièrement cette éventualité et en lui portant une attention démesurée, l’éjaculation se produit ! En ce qui me concerne, j’ai vécu cette situation désagréable plus d’une fois, notamment en pratiquant la levrette…

Bien entendu, d’autres cas existent concernant le stress de performance. Par exemple, il peut également s’agir d’une position ayant une importance particulière pour le partenaire. De cette manière, l’injonction à la réussite est une nouvelle fois très présente, et risque d’engendrer l’effet inverse.

Vous l’aurez compris, les positions qui impliquent de l’anxiété sont propres à chacun, car tout le monde n’a pas la même perception des situations. Je suis sûr que vous êtes capable d’identifier au moins l’une d’entre elles, en lisant cet article.

Favorisez les positions qui permettent la détente

De manière générale, pour lutter contre l’éjaculation précoce, il est préférable de favoriser les positions sexuelles dans lesquelles vous êtes passif. Ainsi, vous pouvez pleinement vous détendre au cours de la relation et prendre conscience de votre corps et de vos sensations.

En écoutant calmement, et avec une attention profonde, les signaux de votre corps, vous pourrez apprendre progressivement à mieux vous connaître, et par conséquent, à mieux vous contrôler. Vous pourrez deviner l’imminence de l’éjaculation avant qu’il ne soit trop tard pour la retenir.

Quelles sont les positions à privilégier au lit ?

Concrètement, quelles sont les positions à privilégier quand on est éjaculateur précoce ? En voici quelques-unes :

  1. L’andromaque : pour pratiquer la position d’andromaque, l’homme doit être allongé sur le dos et sa partenaire doit être assise sur lui, à califourchon. L’andromaque est recommandée en cas d’éjaculation précoce, car ce n’est pas l’homme qui mène le jeu puisqu’il ne procède pas aux vas et viens. De cette manière, il peut en même temps relâcher tous ses muscles et prendre le temps d’être totalement à l’écoute de ses sensations.
  2. La cuillère : dans le cadre de la position de la cuillère, l’homme est allongé sur le côté derrière sa partenaire, elle-même allongée sur le côté également. La position de la cuillère est une position relativement passive pour l’homme puisqu’elle n’implique pas de soutenir le poids de son corps ni celui de sa partenaire. Il n’y a donc aucune tension physique engendrée par la posture. Ainsi, l’homme peut détendre l’ensemble de ses muscles.
  3.  Le lotus : la position du lotus se pratique avec l’homme assis en tailleur et sa partenaire assise sur lui, et face à lui, les jambes légèrement fléchies de chaque côté de son torse. La position du lotus est particulièrement recommandée pour les éjaculateurs précoces, car elle permet à l’homme une entière passivité dans la relation. C’est la femme qui s’occupe du mouvement de vas et viens rythmant l’acte sexuel.
  4. Les positions debout : plusieurs positions où l’homme est debout, telles que les ciseaux, le cadenas, le ventilateur, la sirène ou encore l’échelle, sont intéressantes à pratiquer dans le cadre de l’éjaculation précoce. En effet, l’avantage de ces positions, c’est que l’homme est fermement en appui sur ses pieds, et donc parfaitement en équilibre. Il ne lui est pas nécessaire de soutenir le poids de son corps de quelque autre façon acrobatique que ce soit. Ainsi, il relâche une grande part des pressions musculaires tout en gardant le contrôle.

Je vous invite à tester ces différentes positions et à trouver vous-même celle qui aura l’effet le plus « retardant ».

Quelles sont les positions à éviter ?

Si certaines positions sont particulièrement adaptées aux personnes souffrants d’éjaculation précoce, d’autres sont, à l’inverse,  déconseillées. En voici quelques-unes :

  1. Le missionnaire : le missionnaire est la position sexuelle la plus connue. La femme est allongée sur le dos, et l’homme se positionne sur elle. La position du missionnaire, malgré son aspect très répandu, n’est pas recommandée pour les éjaculateurs précoces. En effet, elle implique des tensions musculaires importantes puisqu’elle demande à l’homme de maintenir le poids de son corps avec les muscles des bras tout en effectuant des mouvements de vas et-viens avec le bassin.
  2. La levrette : en levrette, la femme se trouve à 4 pattes et l’homme se positionne à genoux derrière elle pour la pénétrer. La levrette est déconseillée aux éjaculateurs précoces, car elle implique une pénétration profonde. Elle intensifie les sensations de l’homme et fait généralement monter l’excitation encore plus rapidement.
  3. Les positions acrobatiques : l’ensemble des positions quelque peu acrobatiques, telles que le grand écart, l’étreinte du panda, l’arbre défendu ou encore le ying et yang ne sont pas conseillés dans le cadre de l’éjaculation précoce. Ces dernières demandent d’importants efforts musculaires à l’homme pour soutenir son propre poids, et parfois simultanément celui de sa partenaire. Les tensions musculaires sont donc à leur maximum !

Mon témoignage d’ancien éjaculateur précoce

Eviter certaines positions sexuelles parce qu’elles engendrent une pression musculaire trop forte… c’est selon moi prendre le problème à l’envers. Certes, c’est une solution confortable et ça fonctionne. Mais c’est aussi, en quelque sorte, une façon de baisser les bras en se disant que parce qu’on est éjaculateur précoce, on ne peut pas faire autrement que de s’interdire certaines positions.

Réfléchissez-y. Voyez plus loin que l’instant présent. Vous voulez vraiment vous empêcher de profiter de toute une partie des plaisirs sexuels qui s’offrent à vous, uniquement pour ne pas éjaculer trop vite ?

La solution, c’est, comme je l’ai fait, de reprendre le contrôle sur votre corps ! Contrôler son éjaculation, ce n’est pas inné. En vous exerçant à réaliser certaines habiletés corporelles (respiration adéquate, mouvements adéquats), vous pourrez réussir à retarder le point de non retour, durer plus longtemps au lit et offrir à votre partenaire un véritable moment de plaisir partagé. Et ce dans n’importe quelle position…

Fred
Auteur

Fred

L’éjaculation précoce est tabou dans nos sociétés modernes. Pourtant, plus d’un homme sur 3 en est victime. Ce trouble a gâché ma vie sexuelle pendant de longues années, mais j’ai réussi à m’en débarrasser. Vous aussi vous le pouvez. S’informer est la 1ère étape, et c’est une étape clé. Avec ce blog, je veux vous aider à reprendre le contrôle sur le « point de non-retour » lors de vos rapports sexuels. À mieux gérer votre excitation. Croyez-moi, c’est possible.