Comment en finir avec l'éjaculation précoce ?

On estime qu'un homme sur 3 souffre, ou souffrira, d'éjaculation précoce (EJP) à un moment ou à un autre de sa vie. Ce trouble sexuel peut être à l'origine d'une profonde détresse émotionnelle, de problèmes psychologiques, mais également de problèmes d'estime de soi. Dans les cas les plus graves, lorsque la communication dans le couple devient difficile, les frustrations s'accumulent, les disputes se multiplient et l'éjaculation prématurée est à l'origine de divorces.

Voir les solutions contre l'éjaculation précoce

Je m'appelle Fredéric. J'ai fait moi-même partie de ces 30% pendant de TROP nombreuses années.

Aujourd'hui, à travers ce blog, j'aimerais vous montrer que ce n'est pas irrémédiable, car je n'en souffre plus. Non, la précocité n'est pas une maladie. Ni une fatalité. Des solutions existent pour faire durer l'acte sexuel et donner plus de plaisir à votre partenaire.

Les thérapies sexo-comportementales peuvent vous aider à tenir plus longtemps et à retarder l'orgasme. Celles-ci se basent, notamment, sur la méthode du stop and go et sur la technique du squeeze. Pour soigner l'éjaculation précoce, je ne peux que vous  apprendre à maîtriser ces techniques. L'idéal est d'y associer les conseils d'un sexologue comme Pascal De Sutter.

Sachez que la prise de médicaments n'est pas un passage obligatoire pour tout le monde. De façon ponctuelle, une crème anesthésique, comme EMLA, peut être utilisée. Pourquoi pas. Mais la prise de comprimés oraux, tels que Priligy, doit toujours être envisagée avec beaucoup de recul et de réflexion.

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Quelques mots sur mon expérience d’éjaculateur précoce

Pour ma part, j’ai commencé avec les crèmes et sprays retardants, qui sont une solution efficace, certes… mais provisoire. Ces produits masquent la véritable cause du problème. C’est simple : vous arrêtez de les prendre, vos problèmes reviennent au galop. J’ai donc ensuite, après de longues recherches, essayé de mettre en application les techniques sexo-comportementales de base. Cela m’a aidé à mieux contrôler mon réflexe éjaculatoire. Puis, j’ai suivi une formation vidéo dispensée par deux docteurs en psychologie, également sexologues, Pascal de Sutter et Alexandra Hubin. Une méthode simple, basée sur des connaissances scientifiques, qui m’a permis de reprendre le contrôle sur mon corps en ciblant les causes motrices et psychologiques de l’éjaculation prématurée. Je n’y ai associé AUCUN traitement médicamenteux ni aucune pilule.

Ce coaching vidéo a été ma thérapie. Il m’a aidé à surmonter le problème, à mieux gérer la montée de l’excitation sexuelle.

Gardez à l’esprit que trouver le traitement ou la combinaison de traitements qui fonctionneront POUR VOUS peut prendre du temps. Les méthodes ou thérapies sexo-comportementales doivent être la première voie à suivre. Les traitements médicamenteux ne sont une solution à envisager qu’en complément, et de façon limitée dans le temps.

Qu’est-ce que l’éjaculation précoce?

Tentative de définition

Revenons-en à la base. La définition de ce trouble qui vous gâche la vie et qui a longtemps gâché la mienne.

L’éjaculation précoce est une éjaculation qui arrive trop tôt pour qu’un homme et son partenaire profitent suffisamment du coït. Elle traduit un manque de contrôle de l’homme sur son éjaculation. Elle peut survenir en même temps qu’une dysfonction érectile, mais pas toujours. En effet, les hommes qui craignent de perdre leur érection peuvent développer une tendance à se précipiter pour éjaculer.

En termes de durée, à quoi cela correspond ? D’un point de vue médical, l’éjaculation est considérée comme prématurée lorsque le temps qui sépare la pénétration de l’éjaculation se situe entre 30 secondes et 2 minutes. Parfois, elle peut même se produire avant la pénétration (dans ce cas, l’homme éjacule avant de pouvoir entrer dans le vagin). Ces chiffres varient bien entendu en fonction des cultures, des pays et des experts.

Pour ma part, j’estime qu’on se focalise trop souvent sur le chronomètre et qu’on a tendance à occulter 3 notions malheureusement bien connues des éjaculateurs précoces : le caractère involontaire de l’éjaculation, la répétition de cette dysfonction, et, surtout, la frustration de l’un ou l’autre des partenaires (voire des 2).

Il est important de préciser également que, contrairement aux représentations irréalistes véhiculées par les films pornographiques, le temps moyen avant qu’un homme éjacule pendant un rapport sexuel est d’environ 4 à 5 minutes.

Les différentes formes

L’Association Française d’Urologie dans sa définition de l’éjaculation prématurée, propose un classement selon 2 formes principales :

  • l’éjaculation précoce permanente (ou primaire)
  • l’éjaculation précoce acquise (ou secondaire)

L’éjaculation précoce primaire commence tôt, généralement au moment du premier rapport sexuel, lors de l’adolescence. Elle est plus difficile à traiter et trouve racine dans des troubles psychologiques profonds. Les jeunes hommes concernés sont généralement en proie à une grande angoisse de performance. De mauvaises habitudes peuvent également contribuer à accentuer cette forme de trouble, comme par exemple se masturber pour éjaculer le plus vite possible, afin d’éviter d’être surpris.

L’éjaculation précoce acquise survient plus tard dans la vie et est généralement déclenchée soit par des problèmes psychologiques (stress, dépression, anxiété, culpabilité, problèmes relationnels), soit par des causes physiques (diabète, hypertension artérielle ou problème érectile par exemple). Elle peut aussi se produire à la suite d’événements dans la vie personnelle, tels que l’arrivée d’un enfant.

J’étais pour ma part dans cette seconde catégorie. Je suis devenu éjaculateur précoce quand j’ai changé de partenaire. J’ai alors perdu toute confiance en moi.

Comment peut-on retarder l’éjaculation ?

Les techniques comportementales

Ne sous-estimez pas ces techniques « naturelles ». Comme je l’ai dit plus haut, elles ont été pour moi un allié efficace et durable.

Car oui, il y a des choses que vous pouvez faire pour faire l’amour plus longtemps et jouir moins vite sans passer par la case médicament. Notamment une vaste gamme de remèdes simples. Voici quelques exemples.

  • éviter de se concentrer sur le moment de l’éjaculation
  • ralentir les mouvements de va-et-vient à l’approche du point de non-retour
  • faire l’amour plus fréquemment
  • faire l’amour dans la position de l’Andromaque (la femme au-dessus)
  • etc.

Les techniques « stop and go » et « squeeze » s’avèrent elles aussi efficaces, et constituent une bonne base pour mettre en place, ensuite, une thérapie à long terme.

Il est également important de raffermir le muscle PC. Des muscles du plancher pelvien « faibles » peuvent accentuer le phénomène d’éjaculation précoce. Les exercices de Kegel permettent de les renforcer. Par exemple, quand vous allez faire pipi, trouvez les bons muscles à resserrer en stoppant votre urine en cours de route. Tenez-les bien pendant 3 secondes, puis relâchez-les pendant 3 secondes. Faites par exemple ceci 10 fois, au moins 3 fois par jour.

Cela peut prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois, avant que vous ne veniez à bout de votre souci d’éjaculation précoce avec ces différentes techniques. Beaucoup d’hommes doivent d’ailleurs continuer à les utiliser de façon permanente. En moyenne, 50 à 95% des hommes utilisant des techniques comportementales contre l’éjaculation précoce parviennent à surmonter ce problème.

Il existe un faible risque de rechute s’il y a des changements significatifs dans votre vie sexuelle (par exemple un nouveau partenaire, un événement stressant), surtout si vous vous sentez anxieux. En général, plus tôt dans la vie vous apprendrez à maîtriser ces techniques, mieux vous serez armé pour éviter que cela ne se reproduise.

Les traitements pharmacologiques

Les laboratoires pharmaceutiques créent chaque jour davantage de produits et de médicaments pour aider les hommes à avoir des rapports plus longs. Et le succès est au rendez-vous. Et oui, quand on est précoce, on finit par désespérer de guérir un jour et l’arrivée d’une pilule « magique » testée scientifiquement est souvent vue comme un produit miracle.

Ne nous mentons pas, bon nombre de ces produits fonctionnent. Ils permettent de rassurer ceux qui, accumulant les « échecs », envisagent avec appréhension tout nouveau rapport sexuel. Mais :

  • ils ne guérissent pas sur le long terme : dès lors que vous arrêtez le traitement, les effets cessent
  • ils ont des effets secondaires

À vous de voir 🙂

Préservatifs, sprays et autres artifices retardants

Au rayon parapharmacie, vous trouverez des produits conçus spécifiquement pour tenir plus longtemps au lit :

  • les préservatifs « long love » : ils contiennent un anesthésique local (benzocaïne) qui ne provoque pas d’irritation vaginale, insensibilise le gland et permet ainsi de faire durer le plaisir.
  • les préservatifs plus épais : une paroi plus épaisse contribue à diminuer la sensibilité du pénis et donc à mieux contrôler son éjaculation.
  • les crèmes ou sprays anesthésiques : vous les appliquez directement sur les organes génitaux pour rendre le pénis moins sensible. Laissez agir pendant environ 30 minutes. Lavez-vous avant le rapport sexuel afin de ne pas perdre votre érection ou causer une perte de sensation pour votre partenaire.

Médicaments pour soigner l’éjaculation précoce

Le médicament le plus utilisé est Priligy, un comprimé oral vendu en pharmacie depuis 2013. Il agit sur le réflexe éjaculatoire et calme les pulsions trop fortes responsables de l’éjaculation précoce, grâce à une molécule active appelée « dapoxétine ». Je vous donne ici mon avis sur Priligy.

Certains médecins estiment que les médicaments utilisés pour traiter d’autres maux peuvent aussi aider à lutter contre l’éjaculation précoce. C’est ce qu’on appelle une utilisation hors-étiquette.

Ceux-ci incluent :

  • les antidépresseurs : un effet secondaire de certains inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) est l’orgasme retardé. Mais ces médicaments ont également des effets secondaires qui incluent la nausée et la somnolence. Ils peuvent également affecter votre libido. Il est donc possible que vous échangiez un problème contre un autre. Bof.
  • le Tramadol : c’est un analgésique qui peut retarder l’éjaculation. Il peut être prescrit si les antidépresseurs n’aident pas. Ce médicament provoque une addiction, donc soyez vigilant.

Bien qu’ils puissent être considérés comme des solutions pour l’éjaculation précoce, ils ne résolvent pas à eux seuls, selon moi, les causes sous-jacentes de l’EP. Une thérapie pyschosexologique doit, a minima, venir en complément.

Le meilleur remède contre l’EJP est le conseil d’un professionnel. Comme moi, suivez un coaching vidéo dispensé par deux sexologues !

Vous commencez à le comprendre, je reste assez sceptique sur l’utilisation des médicaments. Je n’en nie pas l’effet. Parfois, cela marche. Mais les effets secondaires sont rarement nuls. Si vous vous préoccupez de votre santé, réfléchissez avant d’en prendre.

Devrais-je consulter mon médecin ?

Si l’éjaculation précoce est une souffrance et qu’elle empoisonne vos relations intimes, essayez de surmonter votre honte et consultez votre médecin, vous et/ou votre partenaire. Le médecin vous demandera probablement si vous avez toujours eu ce problème ou si c’est quelque chose de nouveau. Il pourra vous poser des questions sur votre vie sexuelle ou vos relations. Vous aurez probablement aussi un examen physique.

Mais si vous n’osez pas en parler, et que, comme pour moi, le sexe est un sujet est tabou ou que la gêne trop forte, je vous incite à suivre le coaching vidéo de Pascal de Sutter et Alexandra Hubin. Il s’agit d’une sexothérapie en ligne, comprenant plus d’une heure de conseils de professionnels, avec à la clé des solutions concrètes pour stopper définitivement votre précocité. Ça a fonctionné pour moi. Et certainement pour vous. Vous ne le regretterez pas, je vous l’assure.