Quand on souffre d’éjaculation précoce, on développe doucement une tendance à appréhender les rapports sexuels. On en arrive donc à en diminuer la fréquence, par peur de l’échec. Pourtant, faire souvent l’amour est un bon moyen de lutter contre l’EJP. Je vous explique.

Pourquoi augmenter la fréquence de ses rapports sexuels ?

Si vous faites peu l’amour, toute votre « énergie » sexuelle s’accumule et votre excitation sera maximale au moment du prochain rapport sexuel. L’extrémité du pénis sera alors extrêmement sensible et la probabilité d’éjaculer rapidement sera grande. À l’inverse, lorsque votre vie sexuelle est régulière, vous entraînez votre corps à mieux appréhender l’excitation et les différents stimuli sexuels qu’il reçoit, à mieux se réguler en quelque sorte. Il s’agit donc d’un bon moyen pour retarder l’orgasme et l’éjaculation qui l’accompagne.

Sachez également que plus vous espacez vos rapports sexuels, plus vous avez des attentes vis-à-vis de ces derniers. Qui dit attentes, dit stress évidemment ! Or, vous n’êtes pas sans savoir que le stress est un facteur aggravant de l’éjaculation précoce. Si vous êtes anxieux à l’idée de coucher avec votre partenaire, c’est là que vous risquez de perdre le contrôle.

Pour combattre l’éjaculation précoce, je vous recommande donc de faire souvent l’amour. Dans l’idéal, il faudrait avoir au moins 2 à 3 rapports sexuels par semaine.

La masturbation : fausse bonne idée ?

Dans les articles ou les reportages consacrés à l’éjaculation précoce, qu’on peut lire à droite et à gauche, on présente souvent la masturbation comme une des solutions. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec ça. En effet, lorsque vous vous masturbez, en règle générale, vous ne recherchez ni la durée ni la prolongation du plaisir. Vous êtes plutôt dans une démarche individuelle où il s’agit uniquement de se « décharger ».

Sur le long terme, cela peut créer de mauvaises habitudes. Vous aurez tendance à créer des automatismes et à les reproduire au cours de l’acte sexuel avec votre partenaire. Finalement, cela ne fera qu’accentuer le problème de l’éjaculation précoce.

Par ailleurs, avec l’âge, la capacité érectile diminue. Avoir deux érections rapprochées est donc plus compliqué. Dans ce cas, la masturbation avant l’acte sexuel est déconseillée.

Pour résumer, il est préférable de privilégier le sexe à deux. La masturbation n’est pas pour autant à bannir, mais elle doit être pratiquée différemment. Vous devez apprendre à vous masturber lentement, en suivant par exemple les principes du « slow stroke ». L’idée est de profiter du moment, de ralentir la montée de l’excitation. In fine, vous apprendrez à mieux identifier votre point de non retour et vous serez mieux armé pour repousser ce réflexe naturel à éjaculer vite.

 

Fred
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